Aller au contenu

A FOREST

Commissariat : Laurent Courtens
Vernissage : jeudi 20.09, 18h30 > 21h

Pep Vidal, Who wants to be an impatient gardener (?!), projet en cours depuis 2016

Photo : Pep Vidal

A FOREST rassemble des artistes mobilisés de manière directe ou indirecte par le monde végétal et ses modalités d’organisation en systèmes complexes, appelés écosystèmes.

Arbres, plantes, mousses, lichens… : bien plus élaborés que nous avons pu le croire pendant longtemps, ces êtres ont développé de multiples stratégies d’extension, de reproduction, de survie, de multiplication. Ces stratégies engagent des capacités d’interactions assimilables à des formes particulières de langage.

La prise de conscience du degré de sophistication des êtres végétaux (plus largement du vivant), contribue à bouleverser aujourd’hui la définition des frontières entre humain et non humain, nature et culture, animé et non animé.

Ce renouvellement de la connaissance et de la représentation du végétal sont mobilisées par A FOREST sous des formes variables. Les gravures de Danièle Aron associent visages et végétaux dans un cheminement avant tout intuitif, tandis que les dessins de Lise Duclaux conduisent une investigation plus méthodique des formes et de la vie des plantes.

Les photographies de Yogan Muller dépistent les limites marquant le contour d’une forêt des Landes, les clichés de Diana Duplakova procèdent d’une dérive onirique dans les espaces boisés de sa commune. Cécile Beau convoque des états premiers de l’existence végétale, Pep Vidal installe l’entièreté des plantes collectées chez un fleuriste pour en observer les mécanismes d’existence.

Olga Kisseleva traduit le langage des arbres avec le soutien d’un laboratoire de botanique de la Sorbonne. Felicia Atkinson convoque la forêt sous la forme métaphorique d’associations de signes, symboles et textures. Various Artists crée un dispositif aquatique produisant un effet de cristallisation du végétal. Deborah Levy et Antoine Wang étudient « Moly », mystérieuse plante mentionnée dans L’Odyssée, dont l’identité exacte nous est inconnue et à qui la littérature en a au moins attribué trente…

Formant comme un biotope temporaire, ces œuvres sont appelées à questionner les conceptions, les formes et les médiums qui instituent notre rapport au végétal. Un programme de conférences et de rencontres s’articulant sur l’événement en creuse certaines dimensions (l’écoféminisme, la notion d’écosystème, la vie des plantes….).