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Une histoire de l’art contemporain Part II : 1989 - 2001

Par Delphine Florence

24.09 / 01.10 / 08.10 / 15.10 / 22.10/ 05.11 


Tarif spécial pour le cycle complet : 27€/18€*
* étudiant·e·s de -26 ans, enseignant·e·s

Michel François, Les sauteurs, 1995. © Michel François

1989, chute du mur de Berlin : l’avenir s’annonce radieux, libéré de l’emprise totalitaire, de la guerre froide, de la course aux armements. L’histoire arrive à son terme sous l’égide de la liberté. Pourtant, très vite : l’Irak est à feu et à sang, les
Balkans s’embrasent, un génocide incendie le cœur de l’Afrique.  

2001, 11 septembre : deux avions de ligne pilonnent successivement les deux Twin Towers et pulvérisent le rêve d’une modernité accomplie. 

Entre ces deux effondrements s’instaure le règne du capitalisme mondialisé, tramé par la toile du réseau, instruit des progrès sidérants des bio- et nanotechnologies, enflé par l’essor fulgurant de nouveaux marchés.

Pendant cette décennie, la production artistique – elle-même mondialisée – est traversée par des orientations contrastées. Le repli sur l’intime et l’autofiction (Sophie Calle) croise la nébuleuse relationnelle (Félix González-Torres, Jeremy Deller, Rirkrit Tiravanija…). 

Les effrois et vertiges posthumains (Matthew Barney, Orlan…) rencontrent les cynismes et candeurs de la Haute Finance (Damien Hirst , Anish Kapoor…). Les explorations vidéographiques se multiplient (Douglas Gordon, Steve Mc Queen…), tandis que s’affirme la nécessité narrative à l’appui de différents supports (William Kentridge, Francis Alÿs, Philippe Parreno…).

Le défrichage de ce foisonnement esthétique est aussi périlleux qu’exaltant. C’est la tentative à laquelle nous convie ce nouveau cycle de Delphine Florence, faisant suite à un premier volet consacré aux Trente Glorieuses et aux dernières convulsions des avant-gardes (1955-1989).


 

Delphine Florence est historienne de l’art, conférencière et enseignante. Elle est associée à divers pôles pédagogiques, dont celui du Wiels. Parmi ses centres d’intérêt, la notion de réalisme et son lien avec la modernité occupent une place importante.