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Sanja Iveković

Une œuvre engagée

Par Anaëlle Prêtre

Dès ses débuts, à la fin des années 1960, la Croate Sanja Iveković (1949) s’est positionnée en tant qu’artiste militante. À l’époque, il s’agissait de résister à la politique menée par Tito en Yougoslavie, en se préoccupant particulièrement de la situation des femmes. Cet engagement féministe a marqué la pratique multimédia d’Iveković, de la performance Triangle (1979) à la sculpture Lady Rosa of Luxembourg (2001).  Mais c’est véritablement dans la vidéo que l’artiste trouvera son expression privilégiée. Ce médium lui a non seulement permis d’apporter un témoignage critique en utilisant les images de propagande du régime (Personal Cuts, 1982) mais surtout de filmer ses propres actions (Instructions N°1, 1976) et de donner la parole aux femmes.

Son œuvre a notamment été présentée au MoMA (2011 – 2012), à la Biennale de Gwangju (2010), au Mudam (2012) et plus récemment à la Tate Modern (2015). 

Il s’agira donc de montrer l’évolution de l’œuvre de Sanja Iveković à travers ses prises de position, ainsi que les résonnances entre engagement citoyen et expression plastique. 

 

Anaëlle Prêtre est doctorante en Histoire de l’Art à l’Université Libre de Bruxelles. Ses recherches abordent les thématiques liées au genre et à la corporalité dans l’art vidéo.