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Le Bauhaus au féminin

Par Véronique Bouillez

Giovanni Anselmo, L’Altrove, mentre La Mano lo indica, 1980. ©Paolo Mussat Sartor. Courtesy : Archivio Anselmo, Turin et Marian Goodman Gallery

En dépit du fonctionnement profondément patriarcal de la société allemande de 1919, l’école du Bauhaus a cherché à donner aux femmes une part égale à celle des hommes. Si la parité n’a jamais été atteinte et les élèves femmes le plus souvent reléguées à l’atelier de tissage, certaines d’entre elles ont tout de même eu, chose rare à l’époque, la possibilité de s’exprimer en tant qu’artiste et d’être considérées par les hommes comme leurs pairs. Parmi celles-ci, mentionnons Anni Albers, Marianne Brandt, Katt Both ou Gunta Stölzl.

Cependant, ces itinéraires demeurent marginalisés et les œuvres peu connues, notamment du fait que les femmes eurent bien moins de possibilités de fuir la répression nazie. Restituer leur présence dans l’histoire permet de découvrir la détermination de cette génération mais aussi d’interroger l’efficacité des aspirations égalitaires des mouvements d’avant-garde.


 

Véronique Bouillez est licenciée en Histoire de l’art et archéologie (ULB). Elle exerce différentes fonctions dans le milieu de l’art contemporain (en galerie, auprès de collectionneurs et de centres d’art). Agrégée en 2015, elle se tourne vers le métier de guide conférencière, orientée principalement vers les groupes socialement fragilisés.