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L’esthétique est-elle une politique du possible ?  

Penser à partir de Sartre et Giacometti

Par Clémence Mercier
Dates des conférences : le 15.01 / 22.01 / 29.01

L’art renouvelle nos possibles ; c’est là tout son pouvoir. L’œuvre libère des forces vitales, des moyens d’action, des capacités de transformation. En croisant un héritage philosophique spécifique (celui de Jean-Paul Sartre) et des productions esthétiques contemporaines (Alberto Giacometti puis les films de Xavier Dolan et de Romain Gavras), nous élaborons la façon dont l’art est, en lui-même, un processus d’invention de nouvelles formes de sensibilité et de vie.

Dans La recherche de l’absolu, en s’appuyant sur Giacometti et son Homme qui marche, Sartre dégage un registre d’existence qui éveille le spectateur sur sa propre force, son propre pouvoir créateur, sa capacité à irréaliser l’état de fait dans lequel il est pris. L’analyse sartrienne nous permet de penser l’esthétique comme une expérience simultanée d’attachement, d’investissement et de dépassement de nos réalités. Mobiliser, dans ce sillage, des productions contemporaines est un acte intellectuel central. Il est primordial de chercher dans les œuvres qui nous entourent et notamment dans le cinéma, les forces qui feront notre capacité à rendre possible d’autres récits, d’autres images, d’autres engagements. La route allant du duo Sartre-Giacometti aux films contemporains (Le Monde est à toi, Mommy) est celle de la puissance. 

 

Clémence Mercier est doctorante à l’Université Libre de Bruxelles. Elle ouvre un dialogue entre Sartre, Deleuze, Guattari et le mouvement écoféministe pour penser une forme de « crise actuelle » dont les dimensions sont sociales, économiques, politiques, écologiques et féministes.